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Dès les débuts de l'Ecole du Chat au Cimetière Montmartre, la Ville de Paris, et plus précisément La Direction des Parcs et Jardins, dont dépendaient les cimetières, et Madame Nebout, alors adjointe au Maire chargée de l'environnement, avaient créé une commission d'insertion des animaux dans la ville.
Mais aucune loi ne protégeait le « chat libre » : les règlements sanitaires ne connaissaient que le « chat errant » destiné à la fourrière.
L'Ecole du Chat continuait son action sur le terrain : la presse saluait cette méthode nouvelle de gestion des populations félines, et le but était d'amener ces chats à être tolérés et respectés. Mais le combat était ardu, et des oppositions à cette action étaient récurrentes.
Michel Cambazard, alors Président, subissait tracasseries et refus de la part des gardiens du cimetière pour la livrer des plateaux de boîtes alimentaires pour les chats, ou pour installer des abris « chat-lm »...
L'année 1984 va porter un coup très dur à la protection des chats libres : La région parisienne est déclarée rabique, et les chats des cimetières de La Chapelle, de Saint Ouen et de Pantin, doivent être capturés, mis en fourrière et euthanasiés.
L'Ecole du Chat dénonce publiquement cet arrêt de mort, et demande l'amorce d'une coopération avec la Ville pour vacciner les chats au Rabisin en une seule injection.
Soutenus par les Médias- presse écrite, et télévision, les protecteurs lancent une pétition et organisent une manifestation le 10 novembre.
Grâce à l'Ecole du Chat, les chats du Cimetière de Pantin auront la vie sauve : ils n'iront pas en fourrière, mais seront capturés, stérilisés et vaccinés au rabisin, puis remis sur leur territoire : la ville de Paris nous accorde alors une subvention de fonctionnement.
Et la Rage a disparu ...et les commissions d'insertion des animaux dans la ville ont continué : des protocoles d'accord ont été signés entre la ville et l'association -qui fixaient quelques règles quant à la vie des chats sur le lieu : nombre, état sanitaire, nourrissage, installation d'abris.
Lentement et douloureusement, les chats libres prenaient leur place dans l'environnement !
Dès 1997, ces commissions sont organisées par Monsieur Jean-Michel Michaux, Conseiller de Paris, délégué chargé de la vie animalière : « la Charte Parisienne du Chat dans la Cité » voit le jour, élaborée par la Ville de Paris, les associations et les vétérinaires : elle définit un partenariat pour la protection des chats errants.
Et c'est en 1999, que le chat libre acquiert enfin son droit de vivre ! Le 6 Janvier 1999, la « Loi sur les animaux dangereux et errants », avec l'article 213.6, autorise les Maires- sans les obliger- à opter pour la stérilisation, le tatouage, et le relâcher des chats- en collaboration avec une association.
Mais la loi n'évoque pas le financement de cette action, pour lequel sont sollicitées les grandes associations. Le travail de terrain, lui, est dévolu aux petites associations, c'est-à-dire au bénévolat..
Le 7 avril 2005, le groupe « Animal en ville et biodiversité » dirigé par Karim Lapp, présente aux associations présentes un protocole de gestion des chats libres qui prévoit un seul prestataire de services pour la capture des chats sur les territoires municipaux..
Face à l'éparpillement des petites associations de terrain qui reposent sur le bénévolat, qui oeuvrent sans moyens et sans structures d'accueil, faire appel à un organisme bien structuré tel qu'une société de capture, est certes plus pratique pour une Mairie.
Mais laisser cette opération aux mains des « professionnels » n'est pas sans inquiéter les associations dont certaines préfèreraient continuer avec le système de subvention.
La Mairie choisira son prestataire.
Les associations ont décidé de rédiger un cahier des charges afin d'avoir un droit de regard sur le devenir des chats...
Quelle sera l'issue de ce projet ?
Et, malgré ces vingt ans de commissions, de rencontres, de séances de travail , de réunions... l'Ecole du chat doit constamment faire face aux abandons et à la prolifération, et s'épuise, tel Sisyphe à pousser sans fin sur la pente de la montagne l'énorme rocher qui retombe toujours sans atteindre le sommet...
Tous droits réservés « Le Chat Libre », « L'Ecole du Chat », « Le Comité de Défense des Bêtes » et l'objet de l'Association
ont été enregistrés à l'Institut National de la Propriété Industrielle le 18 mars 1981 N° 1662215 et renouvelés le 16 mai 1991 N°121821.